Maroc

MAROC

Nom officiel : Al-Mamlaka al-Maghribiya (Royaume du Maroc)
Superficie : 458 730 km2 (Sahara occidental exclu)
Population : 32 millions d'habitants.
Capitale et villes principales : Rabat, Casablanca, Fès, Marrakech, Tétouan, Meknès, Tanger, Salé, Oujda.
Langues : arabe (officielle) (65 %), tamazirt, chleuh ou tachelhaït, rifain, français, espagnol
Religion : islam sunnite (officielle)
Monnaie : Dirham marocain

RÉGIME POLITIQUE

Monarchie constitutionnelle. Le pouvoir législatif est détenu par une Chambre des représentants élue pour six ans, dont 206 membres sont élus au suffrage universel et 100 par un collège électoral formé de conseillers municipaux et de représentants des organisations socioprofessionnelles. Le roi nomme le Premier ministre et le gouvernement.

GÉOGRAPHIE

Un tiers du Maroc est fait de montagnes. Les principaux reliefs sont le Haut, le Moyen et l'Anti-Atlas, qui culminent à 4 165 m dans le djebel Toubkal. À l'est se situe un vaste plateau. Le Sud est semi-désertique ou désertique.

ÉCONOMIE

Environ 40 % de la population active vit de l'agriculture. Celle-ci produit des fruits — agrumes et raisin — ainsi que des légumes pour l'exportation, des céréales — blé et orge — pour le marché intérieur. Le Maroc est le premier exportateur mondial de phosphates, grâce aux gisements du Sahara occidental. Il dispose aussi de minerai de fer, de charbon, de plomb et de zinc. Le tourisme est en forte croissance. Les revenus de l'émigration contribuent à combler les déséquilibres, mais la dette extérieure reste lourde.

HISTOIRE

Les comptoirs phéniciens installés sur la côte marocaine assurent une influence carthaginoise durable dans le royaume de Maurétanie, annexé par Rome et organisé par l'empereur Claude, après 40 de notre ère, en deux provinces, la Césarienne et la Tingitane. Après l'invasion vandale, l'empereur byzantin Justinien reconstitue les provinces romaines au VIe siècle.
Mais le pouvoir byzantin ne résiste pas aux troupes arabes qui islamisent le pays de 700 à 710. Aux XIe et XIIe siècles, la dynastie berbère des Almoravides, avec Marrakech pour capitale, contrôle le Maghreb et l'Andalousie. Les Almohades portent la civilisation arabo-andalouse à son apogée au XIIIe siècle avant de céder la place aux Marinides, qui doivent quitter l'Espagne en 1340.

L'avancée portugaise, la poussée ottomane et les aventures africaines, telles que la prise de Tombouctou par des Marocains et des Espagnols du royaume sadien, en 1591, disloquent le pays en une multitude de royautés et de féodalités.

Les appétits occidentaux se manifestent au XVIIIe siècle et se concrétisent au XIXe. Les souverains chérifiens parviennent à préserver une indépendance relative au prix de concessions économiques et juridiques. Mais en 1906, à la suite des accords d'Algésiras, les Français conquièrent le pays. En 1912, la France établit son protectorat sur Oujda, Fès, Meknès, Rabat et Marrakech, et l'Espagne tente d'établir le sien sur le Rif. Le chef berbère Abd el-Krim résiste de 1921 à 1926 aux Espagnols et proclame une république avec l'appui de l'Internationale communiste.De son côté, l'armée française rencontre une résistance farouche dans le Haut-Atlas, lui aussi berbère. Elle ne prend le contrôle du pays qu'en 1934.

Les colons européens se voient attribuer un million d'hectares, soit un cinquième des terres arables. Le sultan ne conserve que son autorité religieuse. En 1944, le nationaliste et réformiste Allal al-Fassi crée le parti de l'Istiqlal, qui soutient le sultan Mohammed V (1927-1961) dans sa revendication d'indépendance. Sa déposition en 1953 provoque une révolte à Casablanca et dans le Rif, au terme de laquelle Mohammed V est restauré, en 1955.
L'indépendance est obtenue en 1956. Hassan II, fils de Mohammed V, accède au trône en 1961. Il édicte une Constitution en 1962 et s'attache à éliminer l'opposition nationaliste républicaine. En 1965, un soulèvement est réprimé et l'opposant Mehdi Ben Barka est enlevé à Paris. L'état d'exception est maintenu jusqu'en 1970. En 1975, le roi organise l'annexion du Sahara espagnol en organisant une opération militaire doublée d'une «marche verte» qui rallie la quasi-totalité de l'opposition marocaine, à l'exception de quelques dissidents qui soutiennent les indépendantistes sahraouis. Une longue guerre s'ensuit entre l'armée marocaine et le Front Polisario soutenu par l'Algérie. Le Maroc quitte l'OUA en 1984 pour protester contre la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique, admise en 1982. Ayant renoncé à ses prétentions territoriales sur la Mauritanie et après avoir réglé par une «guerre des sables» son litige frontalier avec l'Algérie en 1963, le Maroc, qui a prôné une politique de compromis avec Israël à partir de 1973, se rapproche de l'Algérie et de la Libye, contribue à la création de l'Union du Maghreb arabe en 1989 et participe à la coalition anti-irakienne lors de la guerre du Golfe en 1990-1991. Il engage des négociations avec les Sahraouis. Après l'écrasement de grèves et de soulèvements populaires en 1983 et 1984, une nouvelle vague de répression s'abat sur les syndicats et les mouvements d'opposition, à la suite des émeutes de 1990 et des manifestations pro-irakiennes de 1991.

L’adoption d’une nouvelle constitution par référendum en 1992 permet cinq ans plus tard au parti de l’USFP (Union socialiste des forces populaires) de sortir vainqueur des premières élections législatives au suffrage universel. Mohammed V décède après près de quarante ans de règne. Son fils, Sidi Mohammed, lui succède sous le nom de Mohammed VI. Des élections législatives auront lieu en 2002 pour élire les nouveaux représentants de la Chambre du parlement. Et l’USFP remportera une fois de plus la majorité.

PATRIMOINE

Médina de Fès
Médina de Marrakech
Ksar d'Aït-Ben-Haddou
Ville historique de Meknès
Médina de Tétouan (ancienne Titawin)
Site archéologique de Volubilis
Médina d’Essaouira (ancienne Mogador)
Ville portugaise de Mazagan (El Jadida)