Cambodge

CAMBODGE

Nom officiel : Preăh Réachéanachâkr Kâmpŭchea (Royaume du Cambodge )
Superficie : 181 035 km2
Population : 14,7 millions d'habitants.
Capitale et ville principale : Phnom Penh (800 000), Battambang (66 000)
Langues : khmer (officielle), français, vietnamien
Religions : bouddhisme, islam
Monnaie : riel

RÉGIME POLITIQUE

Monarchie constitutionnelle avec une assemblée nationale et un sénat.

GÉOGRAPHIE

Le centre du Cambodge est constitué de plaines alluvionnaires fertiles, dans la vallée du Mékong et autour du lac Tonlé Sap. Au nord et à l'est se situent des plateaux recouverts de forêts et de savanes. Au sud, les monts des Cardamomes culminent au Phnom Aurai à 1 813 m.
Fleuve principal : Mékong (4 000 km).
Climat : tropical et humide; le pays est soumis au régime de mousson; les précipitations peuvent atteindre 5 000 mm en altitude.

ÉCONOMIE

Livré aux destructions guerrières depuis 1970, le Cambodge ne dispose plus d'aucune structure économique. Le riz, autrefois exporté, manque et le pays dépend beaucoup de l'aide internationale. Le principal produit d'exportation reste le caoutchouc.

HISTOIRE

Établi sur le delta et sur le cours moyen du Mékong, le royaume du Funan est conquis au VIe siècle de notre ère par les Kambuja, qui instaurent le culte du dieu-roi et, au Xe siècle, fondent Angkor, dont la civilisation connaît son apogée et sa plus grande expansion territoriale sous Suryavarman II, au milieu du XIIe siècle. Le déclin, sous la double pression des Viets et des Thaïs, se traduit par l'abandon d'Angkor pour Phnom Penh en 1432.

Amputé et parfois soumis par ses voisins, le Cambodge passe sous protectorat français en 1863, sous le règne de Norodom Ier. La colonie connaît un certain développement au début du XXe siècle. De nombreux Chinois s'y installent. Après une brève occupation japonaise en 1945, le roi Norodom Sihanouk, qui occupe le trône depuis 1941, obtient l'indépendance totale en 1953. Il abdique en 1955 au profit de son père tout en continuant de gouverner. Il tente jusqu'en 1970 de tenir son pays à l'écart de la guerre qui fait rage au Vietnam et au Laos. Renversé en mars 1970 par le général Lon Nol et le prince Sirik Mathak, il se réfugie à Pékin et s'allie aux nationalistes et aux khmers rouges. La république est alors proclamée par les putschistes, qui ouvrent le pays aux troupes américaines et sud-vietnamiennes. Aidée par les Chinois, la guérilla se développe pour aboutir à l'entrée victorieuse des khmers rouges dans Phnom Penh en avril 1975.

La déportation de la population urbaine commence aussitôt. Dans le Kampuchea démocratique, qu'ils proclament en 1976, les khmers rouges entendent abolir les classes sociales, les villes et l'argent. Le pays devient un immense camp de concentration et de travaux forcés où succombe un tiers de la population, environ deux millions de personnes, en trois ans. Les élites, les intellectuels et les classes moyennes sont décimés Plusieurs centaines de milliers de Cambodgiens fuient le pays. Retenu en otage avec sa famille pendant trois ans dans le palais royal, le prince Sihanouk est "libéré" par les Chinois en 1979, la veille de l'entrée des troupes vietnamiennes dans Phnom Penh. Une partie des khmers rouges se rend à ces derniers et se met à leur disposition, tandis qu'une autre partie s'établit en Chine et en Thaïlande, d'où elle poursuit la guerre à partir des camps de réfugiés qu'elle contrôle. En 1985, l'Assemblée générale de l'ONU demande le "retrait des troupes étrangères" du Cambodge, sans nommer le Vietnam, qui se retire officiellement en 1989, laissant sur place des colons et des "conseillers". Tandis que les tentatives de solution négociée, sur la base du plan de paix élaboré par les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, piétinent, les combats continuent entre troupes de Phnom Penh et soldats des trois factions anti-vietnamiennes: sihanoukistes, nationalistes et khmers rouges.

PATRIMOINE

Angkor
Temple de Preah Vihear